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 Histoire de la médecine

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claudelle
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Date d'inscription : 28/01/2006

MessageSujet: Histoire de la médecine   Jeu 9 Fév - 4:08

Un peu d’histoire c’est : Se souvenir et devenir
Session 1



Histoire de la médecine

Etroitement lié à la culture et au développement des sociétés, l'«art de guérir» s'est confondu, pendant des millénaires, avec le merveilleux, les croyances dans le surnaturel, la magie, les religions et les pratiques rituelles. L'histoire de cette discipline est aussi celle des épidémies, des instruments, du diagnostic, de la santé publique, de la réflexion scientifique et des thérapeutiques.

Les médecines de l'Antiquité
On distingue trois époques, dont certaines se chevauchent: celle des médecines dites «primitives», celle de l'ère hippocratique et celle de l'ère galénique.

Les médecines primitives:

La médecine chinoise
Le premier grand traité médical chinois, le Neijing, est attribué au souverain mythique Huangdi, surnommé l'Empereur jaune et né vers 2700 av. J.-C. Pourtant, selon certaines indications qu'il porte lui-même, cet ouvrage, aussi appelé Huangdi suwen, aurait été compilé entre le V e et le III e siècle av. J.-C. Les wou (sorciers) et les yi (médecins) recourent à l'acupuncture, aux plantes et aux moxas (moyens de réchauffer l'intérieur du corps en certains points d'acupuncture).

La médecine indienne
Contemporaine de la médecine chinoise, elle est dominée par deux médecins, Charaka (I er siècle apr. J.-C.) et Suçruta (IV e siècle apr. J.-C.), qui rédigent chacun un traité - les plus anciens recueils (samshita) conservés - de médecine traditionnelle, fondée sur l'analogie entre le macrocosme (l'Univers) et le microcosme (l'homme).

La médecine mésopotamienne
Inspirée par la magie et empreinte d'empirisme, cette médecine est mentionnée dans le code d'Hammourabi (XVIII e siècle av. J.-C.), qui en règle la pratique, les barèmes d'invalidité et les honoraires. De nombreuses tablettes d'argile retrouvées à Ninive, à Babylone ou à Assour permettent de mieux comprendre la pratique médicale des médecins akkadiens; ceux-ci avaient le plus souvent recours à l'hépatoscopie (lecture des oracles dans le foie d'animaux sacrifiés) pour désigner le dieu, ou le mauvais esprit, responsable des diverses maladies. La thérapeutique associe offrandes, sacrifices, incantations, mais aussi «médecine naturelle» comprenant l'art des pansements, la réduction de fractures, des prescriptions pharmacologiques et la confection de remèdes à partir de plantes et d'ingrédients divers.

La médecine égyptienne
Elle s'étend sur près de 3000 ans. L'étude des papyrus médicaux et l'examen scientifique des momies ont permis de bien connaître la pratique médicale dans l'Egypte ancienne, mais aussi de déterminer la nature des maladies qui pouvaient affecter les Egyptiens (bilharziose, pathologies cardio-vasculaires, maladies rhumatologiques et endocriniennes). Malgré l'omniprésence des divinités, comme Imhotep, le dieu guérisseur, les Egyptiens parviennent à rationaliser la médecine en classant les maladies par «spécialités»: ainsi, le papyrus de Kahoun (2000 av. J.-C.) concerne la gynécologie et l'art vétérinaire. Malgré la pratique de l'embaumement et de l'éviscération, les Egyptiens ont une connaissance rudimentaire de l'anatomie et désignent d'un même terme tous les conduits creux. En revanche, ils excellent en ophtalmologie: ils opèrent des cataractes. Et ils savent soigner de nombreuses ophtalmies liées aux tempêtes de sable et aux parasitoses.

L'ère hippocratique

À partir du V e siècle av. J.-C., les Grecs élaborent différents systèmes philosophiques pour expliquer la survenue des maladies. Les systèmes helléniques influenceront la pensée et la pratique médicale en Occident.


Suite la semaine prochaine

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Claudelle
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claudelle
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MessageSujet: Re: Histoire de la médecine   Mar 9 Mai - 15:22

session 2

Hippocrate de Cos
En Grèce, l'exercice de la médecine est régi par des familles de médecins, les Asclépiades, qui se veulent de lointaines descendances d'Asclépios, fils d'Apollon et dieu de la Médecine dont la légende situe la naissance en Thessalie, où il fut élevé par le centaure Chiron.

L'école de Cos
Les écoles médicales les plus célèbres se trouvent à Rhodes, Cnide, Crotone, Agrigente (Sicile) et, surtout, à Cos. Hippocrate le Grand, le plus connu d'une lignée de médecins ayant exercé dans l'île de Cos, fonde une école médicale dont les élèves rédigent le Corpus Hippocraticum, immense œuvre médicale comprenant près de 72 livres écrits en langue ionienne.
Pour la première fois en médecine, les interprétations magico-religieuses font place à une théorie philosophique de la maladie. Pourtant, si les médecins de l'école de Cos appréhendent bien la symptomatologie, ils n'innovent guère dans l'identification des entités cliniques: la fièvre, par exemple, continue d'être considérée comme une maladie à part entière et non comme un symptôme. De plus, la théorie des humeurs privilégie la recherche du pronostic et de la conduite thérapeutique au détriment du diagnostic et de la connaissance anatomique - à cette époque, nerfs et tendons sont confondus. Hippocrate attribue la survenue de maladies à une altération des humeurs compromettant l'équilibre du corps humain. Il admet que l'organisme lutte contre la maladie et insiste donc sur la nécessité de bien observer le patient, voire de procéder à un examen clinique, tout au long des différents stades évolutifs de son affection pathologique. Enfin, l'œuvre d'Hippocrate fixe les règles de l'éthique et de la déontologie médicales, avec notamment la prestation du Serment.
L'école médicale de Cnide
A la même époque, l'école de Cnide, rivale de celle de Cos et dont le chef de file est Chrysippe (IVe siècle av. J.-C.), rédige les Sentences cnidiennes - dont un extrait seulement a été conservé par Galien -, qui classent les maladies selon les organes affectés. A Cnide, le souci de pragmatisme l'emporte souvent sur les théories médico-philosophiques de l'école de Cos.

L'école médicale d'Alexandrie
A partir du IV e siècle av. J.-C., Alexandrie devient la capitale intellectuelle de la Grèce. Ptolémée Ier Sôtêr réalise la synthèse entre les connaissances médicales grecques et orientales, il autorise les dissections et fait édifier la grande bibliothèque. Erasistrate de Céos et Hérophile de Chalcédoine, de l'école de médecine d'Alexandrie, distinguent les artères des veines, découvrent les nerfs sensitifs et moteurs, décrivent les circonvolutions cérébrales et les valvules cardiaques, rattachent les diverses fonctions intellectuelles au cerveau et mettent en évidence le système lymphatique. Leurs découvertes anatomiques et physiologiques n'influenceront pas la pratique médicale, qui est entièrement soumise aux théories d'Aristote, maître de l'anatomie comparée et dont la pensée dominera la médecine. Pour Aristote, le cœur, organe central de la circulation, est le foyer de la chaleur animale, le siège de l'âme et de la pensée, les poumons et le cerveau servant uniquement à le rafraîchir.

Les écoles médicales de Rome
En conquérant la Grèce, les Romains adopteront la médecine grecque dans son intégralité. À partir du Ier siècle av. J.-C., les médecins de l'école d'Alexandrie se rendent à Rome, où ils se regroupent en d'autres écoles, sortes de «sectes» rivales possédant chacune sa doctrine spécifique. Les atomistes, conduits par Asclépiade de Bithynie (124-40), s'opposent à la doctrine humorale d'Hippocrate et considèrent le corps humain comme un ensemble d'«atomes» s'échangeant à travers des «pores»; la mauvaise disposition de ces atomes déterminerait la fièvre, l'inflammation ou les douleurs.
L'école des méthodistes, esquissée par Thémison de Laodicée, prend son essor, au Ier siècle apr. J.-C., avec Soranos d'Ephèse, disciple d'Asclépiade, qui approfondit et schématise la doctrine des atomes. D'autres écoles sont fondées à Rome: les empiristes - par opposition aux dogmatistes - cherchent à déterminer les symptômes sans se préoccuper des causes; les pneumatistes, école dogmatiste fondée par Athénée d'Attalia, assimilent toute maladie à une altération du pneuma, principe vital unique; les éclectistes se démarquent des précédents vers 90 sur l'instigation d'Agathon de Sparte. Aux I er et II e siècles de notre ère, certains érudits se sont distingués par la qualité de leurs écrits médicaux: Dioscoride en pharmacologie, Arétée de Cappadoce - qui n'a appartenu à aucune école - en pneumologie et en physiopathologie, Rufus d'Ephèse en psychiatrie et en anatomie, Soranos d'Ephèse en gynécologie-obstétrique et en pédiatrie.
Enfin, Celse tente, dans un véritable traité méthodique, De re medica, la première classification rationnelle des maladies en inventant la notion de syndrome (regroupement de symptômes pour définir une maladie) et en différenciant les maladies générales des maladies localisées à un organe. Celse, comme Galien, rejette les doctrines et les dogmes, il fait confiance à l'expérience.
L'ère galénique
Claude Galien est, après Hippocrate, le deuxième grand médecin de l'Antiquité. L'influence de son œuvre s'étend sur quinze siècles et couvre tout le Moyen Age. Sur les 500 ouvrages qu'il a rédigés, seuls 83 nous sont parvenus, notamment ceux qui concernent l'anatomie, la pathologie et la physiologie. D'origine grecque, il exerce à Rome et s'attache à fonder un nouveau système associant la théorie des humeurs d'Hippocrate, les données objectives de l'anatomie et celles de la physiologie.
Chirurgien des gladiateurs, il pratique par ailleurs des dissections sur les animaux et transpose ses observations anatomiques à l'homme. Malgré quelques découvertes physiologiques importantes (rôles du diaphragme, du cerveau et de la moelle), ses observations anatomiques comportent de nombreuses erreurs quant au nombre de vertèbres, à la formation du sang dans le foie, à la circulation d'air dans les artères ou à la communication cardiaque interventriculaire.
Pour Galien, le sang est animé d'un va-et-vient dans les veines et s'unit au pneuma dans le cœur. Le système galénique se veut rationnel et tente de définir pour chaque maladie la cause, l'organe lésé et la nature de l'affection (l'humeur responsable). Galien est aussi un grand thérapeute, qui a laissé la pharmacopée dite «galénique».

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